Je voeu Gandhi’r.

Gandhi, prophète de la paixGandhi’r ou grandir son être en laissant moins de place à l’avoir, aux dogmes et aux autres idées reçues. La tolérance et les armes du Mahatma Gandhi pour une Société meilleure en quelques extraits de sa pensée.

A méditer et appliquer pour incarner le changement que l’on attend du monde.

Gandhi et la vérité :

« Ainsi, pour chaque nouvelle étape, mes efforts pour venir en aide aux Indiens d’Afrique du Sud me faisaient découvrir, peu à peu, les différentes exigences qu’implique le respect de la vérité. Tel un arbre immense, elle donne d’autant plus de fruits qu’on en prend soin. A l’image d’une mine où plus on creuse en profondeur, plus précieux sont les diamants qu’on y découvre, il est remarquable que plus on explore la vérité, plus nombreux et variés sont les services qu’elle nous fait assumer. » (AMG, 268)

Gandhi et le don de soi :

« Or, j’en ai toujours été persuadé, ce que peut l’un d’entre nous, les autres le peuvent. C’est pourquoi d’agir en cachette, j’ai entrepris mes expériences au vu et au su de tous ; ce qui, je pense, n’enlève rien à la valeur spirituelle. » (AMG 4-5)

« Je devais essayer, dans toute la mesure du possible, d’attaquer ce mal à la racine tout en acceptant les épreuves que cela m’occasionnerait. Au cours de cette tentative je ne devais chercher à redresser les torts que dans la mesure où cela serait nécessaire pour détruire le préjugé racial. » (AMG, 140-141)

« Si je me suis entièrement consacré au service de la communauté c’est afin de mieux répondre aux exigences de ma vie intérieure. » (AMG 197)

Gandhi et l’humilité:

« Je ne porte pas de jugements sur le monde et ses méfaits. Etant moi-même imparfait et ayant besoin de tolérance et de charité, je tolère à mon tour les défauts du monde jusqu’à ce que je trouve ou ménage le joint qui me permettra d’y porter remède. » (MT, I, 215)

« Oui, j’ai conscience de mes propres limites. Mais d’en avoir conscience me vient le peu de force dont je dispose. Tout ce qu’il m’a été donné de pouvoir faire dans ma vie est dû principalement au fait qu’à travers mes limites, j’ai découvert l’action d’une force autre que la mienne. » (SB, 214)

Gandhi et la timidité:

« Je dois dire qu’en dehors du cas où elle m’exposa au ridicule, cette timidité insurmontable n’a jamais tourné à mon désavantage. Bien au contraire, j’ai mis ce handicap à profit en apprenant à devenir concis. Jadis je cherchais mes mots. Aujourd’hui je prends plaisir à en réduire le nombre. » (AMG, 84)

Gandhi et le don de Dieu:

« Mes défauts et mes échecs sont tout autant une bénédiction de Dieu que mes dons et mes réussites ; je les dépose au pied de Son autel. Pourquoi a-t-il choisi l’instrument imparfait que je suis pour une œuvre aussi grande ? Je pense qu’Il l’a fait délibérément. Il fallait venir en aide à des millions de gens ignorants qui souffrent en silence. Un homme parfait les aurait découragés d’avance. Au contraire, tous les espoirs leur semblèrent permis quand ils virent s’avancer sur la voie de l’ahimsâ un homme comme eux, avec les mêmes faiblesses. » (MGP, II, 801)

Gandhi et les dogmes:

« Mais aujourd’hui, je m’élève contre le Christianisme dogmatique dans la mesure où je suis persuadé que sa doctrine a déformé le message de Jésus. Le Christ était un Asiatique dont le message fut transmis selon des moyens très divers; mais lorsque cette religion reçu le soutien de un empereur romain, elle devint impérialiste et l’est restée jusqu’à ce jour. » (MT, IV, p.95)

Gandhi et les erreurs:

« Il est bon de confesser ses erreurs. On s’en trouve plus fort. Cet aveu est comme un bon coup de balai qui enlève toute la poussière et laisse les lieux plus propres qu’avant. C’est également nécessaire chaque fois qu’il faut revenir sur ses pas à la suite d’une erreur d’orientation. La cause que l’on détend en est fortifiée. Si on persiste à se fourvoyer dans une mauvaise voie on est sûr de ne jamais atteindre sa destination. » (MT,II,113)

Gandhi et la lutte :

« S’il convient de s’opposer à certains systèmes et de les détruire, au contraire, le fait de s’en prendre à leurs auteurs reviendrait à vouloir se prendre soi-même pour cible. Car, c’est le même pinceau qui nous a tous dessinés. Nous sommes les enfants d’un seul et même Créateur ; et, à ce titre, nous avons en nous des forces divines qui sont infinies. Maltraiter ne serait-ce qu’un seul être humain, c’est porter atteinte à ces forces divines et nuire, de ce fait, aux autres hommes.» (AMG, 337)

Gandhi et la haine :

« Je me considère comme incapable de haïr qui que ce soit. Depuis plus de quarante ans, grâce à la prière et à la suite d’un long travail sur moi-même, je n’ai plus jamais haï personne. Je vois bien tout ce qu’il y a de prétentieux dans un tel aveu, mais je le fais en toute humilité. En revanche, je hais le mal sous toutes ses formes. J’ai en horreur le régime que les Britanniques ont établi en Inde Je hais la manière impitoyable dont on exploite l’Inde, et du fond de mon cœur, je trouve non moins haïssable la manière dont sont traités les intouchables, système infâme dont se sont rendus responsables des millions d’Hindous. Mais je n’ai aucune haine pour les Anglais qui nous oppriment, ni pour les Hindous qui sont sans pitiés pour leurs frères. Je cherche à les réformer à l’aide de tous les moyens que l’Amour met à ma disposition. » (SB, 50)

Gandhi et l’avoir :

« Le fait de posséder me parut alors être un crime. Il ne faut garder pour soi que les objets qui ne manquent pas aux autres. Mais cela n’existe pas. La non-possession est la seule chose qui soit à la disposition de tous. En d’autres termes, cela revient à renoncer volontairement à tout… Je dois donc en toute logique abandonner mon corps à la volonté de Dieu, et tant que je dispose de cet instrument, je dois m’en servir non pour mener une vie de plaisirs mais pour servir les autres à toute heure du jour. Et s’il doit en être ainsi pour le corps, n’en va-t-il pas de même à plus forte raison pour les vêtements et autres accessoires de ce genre ? » (MT, III, 155-157)

Gandhi et l’argent:

« L’art de devenir riche, dans le sens commun du terme, n’est pas seulement l’art d’accumuler beaucoup d’argent pour nous-mêmes, mais aussi celui de découvrir comment notre voisin peut en obtenir pour le moins possible. En termes exacts, c’est l’art d’établir le maximum d’inégalités en notre faveur. »

Gandhi et les enfants :

« Je suis convaincu que pour bien élever ses enfants, il faut savoir comment on soigne un bébé. A plusieurs reprises, j’ai vu les avantages qu’il y avait à étudier attentivement toutes ces questions. Si j’avais négligé ce point et si je n’avais su tirer parti de mes connaissances, mes enfants ne jouiraient pas aujourd’hui d’une santé aussi bonne. Nous sommes victimes d’une forte superstition qui nous fait croire que l’enfant n’a rien à apprendre les cinq premières années de sa vie. C’est le contraire, car, par la suite, l’enfant n’aura plus jamais l’occasion d’apprendre les leçons que nous enseignent ces cinq premières années. Son éducation commence le jour même de sa conception. » (AMG, 250-251)

* Je peux creuser…

…et lire son autobiographie en entier et en anglais:

« An autobiography or the story of my experiments with truth » (AMG), par M.K. Gandhi, publié par Navajivan Publishing House Ahmedabad.

…ou lire une compilation de celle-ci et d’autres biographies en français

« La voie de la non-violence », Gandhi, textes choisis par Krishna Kripalani, traduits par Guy Vogelweith, publié par Folio

AllWeWish

Auteur : AllWeWish

Association sans but lucratif de droit belge créée pour redonner confiance et responsabiliser. Concrètement, elle rassemble les voeux et les solutions pour montrer que tout est possible à condition de le vouloir. Elle répond aux voeux en les partageant en actions concrètes que chacun peut prendre au quotidien. Ces actions doivent parfois être expliquées plus longuement. Elles le sont dans les voeux proposés par l'association...

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