Je voeu trouver le Bonheur.

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* Je peux chercher le Bonheur dans une belle fable

Je vœu une fable du Bonheur.

* Je peux chercher le Bonheur dans le dictionnaire

Celui de l’Académie Française, nous apprend :

– que le terme désigne d’abord un évènement heureux, une chance favorable ; le fait d’être favorisé par le hasard ou par des circonstances heureuses dans les choses qu’on entreprend.
– qu’il désigne, ensuite, en matière de Beaux-Arts et de littérature une parfaite réussite dans le style ou la manière, et, enfin,
– que le bonheur, certainement écrit ici avec un B majuscule désigne l’état de parfaite satisfaction intérieure

Nous ne voulons pas laisser le bonheur à la chance ni dans la pure maîtrise du style et de la manière… C’est bien l’état de parfaite satisfaction intérieure que nous cherchons.

Maintenant comment atteindre le Bonheur? AllWeWish propose de tenter de le découvrir au travers des religions puis au travers de quelques grands philosophes. Nous verrons ensuite si une base commune peut se dégager au travers du fossé qui sépare croyants et athées.

Dans les religions:

* Je peux chercher le Bonheur selon le Judaïsme

Le Bonheur présenté dans la Torah est toujours mêlé à des évènements douloureux, comme si le malheur était le terreau du Bonheur, comme si malheur et Bonheur était les deux faces de l’unique réalité. Les exemples ? Le bouc envoyé à Abraham pour remplacer son fils sur l’autel du sacrifice, la maîtresse d’Abraham, dans son lit, avant que Sarah, son épouse, ne puisse être féconde, les larmes de Jacob avant qu’il ne retrouve son fils en Egypte. « Au jour du bonheur, sois content ; et au jour du malheur, considère que Dieu a fait correspondre l’un à l’autre, de façon à ce que l’homme ne trouve pas à récriminer contre lui. » (Ecc. 7,14)

Le bonheur juif ne résulte jamais du hasard, il est ancré dans le divin. « Le Seigneur octroie le bonheur » (Psaumes 85,13). Mais le bonheur est à la fois fruit et source dans le judaïsme :

Fruit, d’abord, car il est la récompense de la piété « Heureux l’homme qui met sa force en toi » (Psaumes 84,6), « Heureux ceux qui respectent le droit, pratiquent la justice en tout temps » (Psaumes 106,3).

Source, ensuite, car respecter un commandement ne suffit pas à apporter le bonheur, il faut le respecter dans la joie pour être pieux : « Heureux l’homme trouve son plaisir dans la Loi de l’Eternel et médite cette Loi jour et nuit ! » (Psaumes 1,1-2).

Le bonheur dépend de Dieu mais il est aussi intimement lié avec le libre-arbitre de l’homme. Pour être heureux, l’homme doit choisir le bien « Le bonheur est le lot de la droiture » (Proverbes 28,10) ou «Un grand bonheur attend ceux qui aiment ta loi » (Psaumes 119,165). Mais ce système de récompense n’est pas non plus toujours fiable : le pauvre Job en a fait l’expérience mais il est resté pieux par crainte de la colère de Dieu même si sa femme lui conseillait de le renier. Comme vu précédemment le malheur et le bonheur ont besoin l’un de l’autre.

« J’ai placé devant toi la vie et la mort, le bonheur et la calamité ; choisis la vie ! » La vie après la mort n’est pas importante dans le Judaïsme. Il met en avant une sorte de Carpe Diem, de bonheur hic et nunc ! Conscient de son destin mortel, l’homme doit rester enthousiaste « Le meilleur parti à prendre pour l’homme c’est de se réjouir de ses œuvres puisque c’est là son lot » (Ecc 3,22) Le bonheur est une façon de voir et de comprendre le monde. L’homme ne doit pas se laisser atteindre par le malheur puisqu’il est la source de son bonheur et que le bonheur est son devoir « Si tu as faim, chante ! Si l’on te bat, rit ! » (Proverbe Yiddish)

* Je peux chercher le Bonheur selon le Bouddhisme

Dans le Bouddhisme, de nombreux bonheurs sont prévus, du transitoire à l’ultime, l’authentique et inaltérable.

Les bonheurs ordinaires (et transitoires) tiennent du simple plaisir et de la joie. Ils apparaissent en quelques sortes pour disparaître ensuite. Ils génèrent alors la frustration et la déception. Ils font partie intégrante du cycle de la vie et des réincarnations (samsara). Tant que l’on est prisonnier du samsara, on reste sous le pouvoir de karmas souillés et des facteurs perturbateurs de l’esprit comme l’attachement qui fait naître la colère. Ces facteurs et ces karmas souillés souillent à leur tour notre karma et nous maintiennent dans le cycle des réincarnations. Toutefois le Bouddhisme ne rejette pas les petits bonheurs du Samsara. Il explique comment se les procurer en se préservant des souffrances qu’ils peuvent entraîner. Il rappelle de ne pas leur demander plus qu’ils ne peuvent donner.

En prendre conscience doit faire naître le désir de se libérer du samsara pour atteindre le nirvana. Pour Dagpo Rinpotche, l’ignorance de ce que nous sommes est le facteur perturbateur racine de tous les autres. Le « je » ou le « moi » n’est ni indépendant, ni absolu. « Il existe certes, mais d’une manière relative, en dépendance avec toutes sortes d’autres phénomènes. » Le penser, et encore moins le dire, ne suffit pas à assimiler la vraie nature du moi. Il suffit à peine à atténuer l’ignorance. « Méditer -par contre- revient à accoutumer l’esprit à percevoir les choses sous un nouvel angle. » Au bout d’un moment, grâce à la méditation, l’esprit peut assimiler et complètement intégrer la vraie nature -dépendante- du « moi ».

Selon Dagpo Rinpotche, « pour obtenir la libération du samsara, le Bouddha a préconisé les trois instructions supérieures – éthique, concentration et sagesse. Qu’on recourt au trois et on obtiendra la libération personnelle escomptée, devenant un arhat – un être libéré. »

* Observer l’éthique est la première urgence : tant qu’on a l’esprit troublé par des envies de tuer, voler, mentir,… (ou même bavarder) on reste incapable de se concentrer.
* Une fois l’esprit libéré des envies négatives, on va pouvoir surmonter des formes plus subtiles de distraction grâce à la concentration et atteindre une certaine stabilité (ou une stabilité certaine).
* Dans cette stabilité, on va pouvoir mener à bien ses analyses grâce à la sagesse. A noter que la sagesse bouddhiste peut se résumer pour certains aux trois singes de la sagesse (Je n’ai rien vu de mal, rien entendu de mal et rien dit de mal)

« Et si on applique cette même méthode tripartite avec l’objectif de mener tous les êtres à la libération, c’est l’état de Bouddha qu’on atteindra. » (Dagpo Rinpotche)

* Je peux chercher le Bonheur selon le Christianisme

Dans le Christianisme, c’est Jésus qui apporte la bonne nouvelle. Son premier discours public, le Sermon sur La Montagne (Matthieu 5-7), promet le bonheur :

* à ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des cieux est à eux,
* aux doux, car ils possèderont la terre,
* aux affligés, car ils seront consolés,
* aux affamés et aux assoiffés, car ils seront rassasiés,
* aux miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde,
* aux cœurs purs, car ils verront dieux,
* aux artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu,
* aux persécutés de la Justice, car le Royaume des cieux est à eux et, enfin,
* à ceux qui sont insultés et diffamés à cause de leur croyance en Jésus.

Ceux-là, Jésus les déclare heureux ! Et le Bonheur, tout d’un coup, donnerait moins envie. Ceux-là même qui devraient l’être, ne s’en doutaient pas. Ce faisant Jésus propose pourtant une inversion des valeurs de l’époque… comme il le rappela encore dans une citation devenue célèbre « Les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers » (Matthieu 20,16)

Est-ce là un Bonheur au futur, comme l’indique encore « Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux » qui termine le sermon de la montagne ? Est-ce la une morale d’esclaves ? Ce discours devait-il endormir le peuple jusqu’à sa mort, moment où il rejoindrait le Royaume de Dieu ?

Non, car ce bonheur dans l’au-delà n’exclut pas son expérience sur terre.
En effet, les qualités et problèmes énumérés par Jésus sur la Montagne facilitent d’abord les relations entre hommes. Le Bonheur dans le Christianisme ne se trouve pas uniquement dans l’Amour de ce Dieu d’Amour « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru! « (Jean 20,29) mais aussi dans l’Amour entre humains : « Il y a plus de Bonheur à donner qu’à recevoir » (Acte 20,35) ou « Voici quel est mon commandement : vous aimez les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15,11-12)

Ensuite, cette énumération de problèmes pour le moins malheureux doit peut-être associer le Bonheur au caractère de la personne plutôt qu’aux circonstances extérieures. Et à Paul de s’expliquer dans Philippiens 4,11-13: « Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais
vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie.»

* Je peux chercher le Bonheur selon l’Islam

Durant les 5 premiers siècles de son existence, l’Islam était une religion de la liberté. La 2e Sourate du Coran reproche d’ailleurs l’excès d’interdiction de l’Ancien Testament. Tout ce qui n’était pas spécifiquement interdit par le Coran était permis. Les interdits de l’époque ? L’inceste, l’usure, les interdits alimentaires et le polythéisme (shirk). Les penseurs de notre époque publiés dans les magazines occidentaux proposent un Islam si ouvert que nous craignons qu’il ne soit reconnu par la majorité des croyants. Nous sommes donc partis, inspirés, à la recherche du Bonheur dans le Coran.

« A côté de la difficulté est, certes, une facilité! » ou « à coté de l’infortune est le Bonheur » (Coran, Sourate 94,5) les traductions varient mais se ressemblent. Le Coran semble lier lui aussi l’un et l’autre et promet que « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait. » (Sourate 2, 286)

Comme le Judaïsme et le Christianisme, l’Islam promet le Bonheur dans l’au-delà et accordé par Dieu si le croyant veille à une vie juste. Le musulman comme le juif a également le droit et le devoir de jouir des plaisirs offerts par la vie. Plusieurs sourates décrivent des jardins luxuriants, des rivières et parlent même du plaisir charnel (d’un mari et de son épouse).

Le plaisir que l’on prend à gouter les bienfaits prodigués par Dieu reste le meilleur moyen de lui montrer notre reconnaissance. « Agis pour ton ici-bas comme si tu vivais éternellement et pour ton au-delà comme si tu allais mourir demain. » Pourtant, ceux qui appliquent cet hadith dans la vie économique seront sévèrement jugés : « Ceux qui thésaurisent or et argent en auront le jour du Jugement dernier les fronts et les flancs marqués à chaud… »

Je vœu le Bonheur selon un musulman intègre.

Dans la philosophie

* Je peux chercher le Bonheur selon Héraclite (6e s. ACN)

Quand un élève constata « Tu nous donnes tes idées, mais tu ne révèles pas leur signification. » Héraclite répondit « Aimerais-tu que quelqu’un te présente une pomme juteuse et la mâche avant de te l’offrir » Voici donc sept pommes juteuses, prêtes à mâcher et signées Héraclite:

« La maladie rend la santé agréable et bonne ; la faim, la satiété ; et la fatigue, le repos. »
« Si le Bonheur consistait dans les plaisirs du corps, nous dirions les bœufs heureux quand ils trouvent de la vesce à manger. »
« Les ânes choisiraient la paille plutôt que l’or. »
« Il faut éteindre la démesure plus encore que l’incendie. »
« Lorsqu’il n’y a pas de soleil, on peut voir les étoiles du soir. »
« Le soleil est nouveau chaque jour. »
« Espérez l’inespérable, sinon vous ne le découvrirez pas »

A propos d’Héraclite, Diogène Laërce disait « Il n’était le disciple de personne, mais disait qu’il se cherchait lui-même et qu’il apprenait tout de lui-même. » … et ça, ça ne peut que m’encourager…

* Je peux chercher le Bonheur selon Socrate (5e s. ACN)

Pour Socrate le Bonheur s’identifie à la vie vertueuse c’est-à-dire : juste, droite et mesurée. Criton reprend d’ailleurs ces paroles « l’important n’est pas de vivre, mais de vivre dans le bien. » Pour savoir distinguer ce qui est juste, l’homme doit, d’après Socrate, avoir atteint un niveau de savoir suffisant. Le Bonheur dépend donc de la sagesse de chacun plutôt que de sa richesse ou de son pouvoir. Tout le monde peut atteindre le Bonheur en développant ses propres vertus.

* Je peux chercher le Bonheur selon Platon (428-347 ACN)

Pour Platon le Bonheur n’est également accessible qu’à l’homme juste, en harmonie avec lui-même, à celui qui « devient un ami pour lui-même. » Justice et harmonie vont favoriser la conduite équilibrée et sereine qui permet d’atteindre le Bonheur.

* Je peux chercher le Bonheur selon Aristote (384-322 ACN)

Aristote partage la société de son temps en trois groupes : Au bas de sa pyramide, il plaçait la foule, au dessus de celle-ci, l’élite et les hommes d’actions et, au sommet, les philosophes. « La foule et les gens plus grossiers placent le Bonheur dans le plaisir ; aussi montrent-ils leurs goûts pour une vie toute de jouissance » (Ethique à Nicomaque, livre I) Le second groupe attache son bonheur à des conditions exclusivement extérieures mais les philosophes, eux seuls, connaissent le véritable Bonheur (avec un grand B) dans une existence de sereine contemplation.

« L’homme ne vit plus alors en tant qu’homme, mais en tant qu’il possède quelque caractère divin ; et, composé, autant cette activité excellera par rapport à celle qui résulte de toutes les autres vertus. Si donc l’esprit, par rapport à l’homme, est un attribut divin, une existence conforme à l’esprit, sera, par rapport à la vie humaine, véritablement divine. » (Ethique à Nicomaque, livre X)

* Je peux chercher le Bonheur selon Epicure (342 – 270 ACN)

« En effet, ce n’est ni l’incessante succession des beuveries et des parties de plaisir, ni les jouissances que l’on trouve auprès des jeunes garçons et des femmes, ni celles que procurent les poissons et tous les autres mets qu’offre une table abondante, qui rendent la vie agréable : c’est un raisonnement sobre, qui recherche la connaissance exacte des raisons de tout choix et de tout refus, et qui rejette les opinions à partir desquelles une extrême confusion s’empare des âmes… » (Lettre à Ménécée)

Je vœu Epicure !

* Je peux chercher le Bonheur selon Sénèque (2 ACN – 65PCN)

Il me suffit alors de lire « de la vie heureuse » ou le résumé qui en est présenté sur wikipedia

* Je peux chercher le Bonheur selon Montaigne (1533-1592)

A la fin d’une vie pleine de malheur (la perte de 5 enfants sur 6, celles de son père aimé, de sa mère et de l’Amour de sa vie Etienne de La Boétie, les guerres de religions et des coliques chroniques), il pouvait encore déclarer « Je dois beaucoup à la fortune, de quoi jusqu’à cette heure, elle n’a rien fait contre moi d’outrageux, au moins au-delà de ma portée. »

« Il faut étendre la joie, mais retrancher autant qu’on peut la tristesse. » La manière ? En se réconciliant avec son corps, la nature et la vie, d’abord ; en prenant en main son destin, ensuite. C’est en préférant l’action au rêve que l’on peut aimer la vie. Pour lui, le plus grand bonheur réside dans « l’amitié que chacun se doit. »

* Je peux chercher le Bonheur selon Spinoza (1632-1677)

Spinoza énonce l’éthique de la joie comme suit « Bien agir (c’est-à-dire intelligemment et d’une façon autonome) et être dans la joie ». Le désir n’a rien de mauvais, il est au cœur de l’homme et c’est lui qui fait bouger l’homme. Rien ne sert de supprimer le désir mais il faut le maîtriser pour agir bien.
D’après Spinoza, la béatitude, joie parfaite et permanente, proche de l’éveil bouddhique, est accessible à tout homme qui maîtrise parfaitement ses désirs. Il s’agit d’une relation de connaissance intuitive de ce que Dieu est dans la nature et partout dans la nature.

« La béatitude n’est pas la récompense de la vertu même ; et nous n’en éprouvons pas la joie parce que nous réprimons nos désirs sensuels, c’est au contraire parce que nous en éprouvons la joie que nous pouvons réprimer ces désirs. » (Ethique, Chapitre V)

* Je peux chercher le Bonheur selon Rousseau (1712-1778)

« Encore si tout cela consistait en faits, en actions, en paroles, je pourrais le décrire et le rendre en quelque façon; mais comment dire ce qui n’était ni dit ni fait, ni pensé même, mais goûté, mais senti, sans que je puisse énoncer d’autre objet de mon bonheur que ce sentiment même? Je me levais avec le soleil, et j’étais heureux; je me promenais, et j’étais heureux; je voyais maman, et j’étais heureux; je la quittais, et j’étais heureux; je parcourais les bois, les coteaux, j’errais dans les vallons, je lisais, j’étais oisif, je travaillais au jardin, je cueillais les fruits, j’aidais au ménage, et le bonheur me suivait partout: il n’était dans aucune chose assignable, il était tout en moi-même, il ne pouvait me quitter un seul instant. » (Confessions, Livre VI)

Pour Rousseau, le Bonheur est partout dans la vie courante, accessible à tous, il se sent, il se goute.

* Je peux chercher le Bonheur selon Nietzsche (1844-1900)

« Pour le plus petit comme pour le plus grand bonheur, il y a toujours une chose qui le crée : le pouvoir d’oublier, ou, pour m’exprimer en savant, la faculté de sentir, pendant que dure le bonheur, d’une façon non-historique. Celui qui ne sait pas se reposer sur le seuil du moment pour oublier tout le passé, celui qui ne se dresse point, comme un génie de victoire, sans vertige et sans crainte, ne saura jamais ce que c’est que le bonheur, et, ce qui est pire encore, il ne fera jamais rien qui puisse rendre heureux les autres… »

Étonnante citation de Nietzsche ; nous croyions à tort que l’homme ne croyait en rien. Pourtant, pour le peu que nous en ayons lu, il semble bien d’avis que l’homme poursuit un désir de puissance et que cette plus grande puissance, dans l’esprit de l’homme, serait divine. Pour lui cet état, que nous nous risquons à qualifier de supérieur, serait atteint par l’homme « Simple, transparent, d’accord avec lui-même, constant, toujours égal, sans repli, sans volte-face, sans draperie… » (XVI, 48)

* Je peux chercher le Bonheur selon Krishnamurti (1895-1986)

A 14 ans, le sage proposait 4 clés du Bonheur : « Etre sans désir, bien se conduire, avoir acquis le discernement et aimer. »

Mais plus tard il déclarera : « Le vérité n’appartient ni au passé ni au présent, elle est hors du temps ; et celui qui cite la vérité de Bouddha, de Shankara ou du Christ, ou qui ne fait que répéter ce que je dis, ne trouve pas la vérité. La répétition n’est que mensonge. La vérité est un état, un mode d’être qui survient lorsque l’esprit qui cherche à diviser, qui se veut exclusif, qui ne peut penser qu’en terme de résultats et de réussite, cesse d’exister. La vérité n’a pas d’ancrage fixe, elle est élusive, et non pas permanente, on ne la voit que d’instant en instant. Elle est toujours nouvelle et donc intemporelle. »

Je voeu Krishnamurti, Jiddu!

* Je peux chercher le Bonheur selon d’autres philosophes

Forcément, ils ne sont pas tous repris ici. AllWeWish a voulu limiter sa réponse à ceux qui pensaient d’abord que le Bonheur existe, ensuite qu’il est accessible… le plus souvent, par tous.

* Je vais trouver le Bonheur en moi

« La doctrine, la pédagogie et la morale du bonheur arrivent à fournir une base commune à toutes les religions et à toutes les aspirations sincères et désintéressées. »(Jean Finot)

Nous avons vu que dans aucune des religions ni pour aucun des philosophes repris le Bonheur réside dans l’avoir. Pour certains, il tiendrait plus de l’être (juste, bon, mesuré, aimant l’autre tel qu’il est… finalement, sage au sens le plus large du terme); pour d’autres, dans le faire. Alors qu’on est ce qu’on fait, il semble de toute façon essentiel d’agir de manière juste, bonne, mesurée, aimante…

Quand les religions édictent des interdits, les philosophes énoncent des conseils. Mais tous se rejoignent sur la nécessité de l’être et/ou du faire. Quand les religions promettent le Bonheur après la mort, nous avons vu aussi que les voies qu’elles demandent d’emprunter pour l’obtenir donnent aussi accès au Bonheur terrestre. Ces mêmes voies sont d’ailleurs elles aussi conseillées par les philosophes.

Si je crois en Dieu, il m’aidera. Si je n’y crois pas ou plus, je dois au moins croire en moi. Dans les deux cas, c’est en moi que je trouverai cet état de parfaite satisfaction intérieure.

Je vais chercher le meilleur de moi pour percevoir le meilleur de ce qui m’entoure. Le Bonheur ne dépend que de moi et de la façon dont je parviens à voir le monde; ce qui m’entoure et ce qui m’arrive. Si je les perçois positivement, je peux être heureux.

Le moi dépend naturellement de son vécu. Mais chacun est maître de ce qu’il en apprend. Pour être heureux, il n’est pas indispensable de satisfaire mes besoins si je parviens à me satisfaire de ma condition d’homme vivant. Par contre, pour être heureux, je peux aussi veiller à ce que les autres satisfassent les leurs…

* Je peux approfondir le sujet

Livres

« La Bible hébraïque» (version électronique)
« Le Coran » (version électronique)
« Le Nouveau Testament de la Bible de Jérusalem » (version électronique)
« Le Bouddhisme pour les débutants » Thubten Chödrön, Kunchab
« Confessions », Livre VI, Jean-Jacques Rousseau
« Dictionnaire de l’Académie Française »
« Encyclopaedia Universalis 2011 »
« Ethique », Spinoza
« Ethique à Nicomaque », Aristote
« La Lettre à Ménécée », Epicure (version audio)
« Progrès et bonheur: philosophie, morale et science du progrès et du bonheur », Jean Finot
« De la Vie Heureuse », Sénèque

Revues/Articles

« Le vrai bonheur », Le Monde des Religions n°41, Mai-Juin 2010
« Islam : Le Bonheur est dans le jardin », le Nouvel Observateur, 23 décembre 2008

Sites Internet :

www.catholique.org
www.jesus-votre-bonheur.skyrock.com
www.lettres-et-arts.net
www.louange.org

www.philocours.com


www.maphilo.net

www.mecaniqueuniverselle.net
www.remacle.org

www.wikipedia.org

Vidéos :

« Du bonheur au malheur », Dawan Islam TV
Krishnamurti en Français

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